Les accoucheuses
-1: La fierté -
-2: La révolte -
-3: La déroute -

Histoire inédite des Patriotes

Le pays insoumis

Les tuques bleues

Autres roman et nouvelles

Gratien Gélinas

Marie Gérin-Lajoie

Études historiques

 

À lire:
Jasettes archivées

 

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Je suis née en 1962, à Montréal. Mon frère aîné m’ayant ouvert la voie, je crois que ma naissance s’est déroulée sans anicroche. Premier fait remarquable : ma mère m’a allaitée, contrairement à la majorité des mères de cette époque, qui se faisaient conseiller par leur médecin de laisser la science engraisser leur nourrisson. Est-ce à ce désir de réappropriation du processus de la naissance, alors à ses balbutiements, que je dois mon intérêt marqué pour cette question? Une chose est sûre : j’ai grandi dans un milieu non-conformiste, ouvert aux expérimentations.

Il faut dire que mes parents formaient un couple singulier. Ma mère, Sylvie, était la fille de l’artiste Gratien Gélinas – dont j’ai livré l’existence par écrit – et de son épouse, Simone. Elle a vécu une existence d’une richesse culturelle privilégiée, mais d’un autre côté, malaisée à cause des tensions crées par la personnalité égocentrique de son père. Quant à mon père, Bernard Sicotte, il était issu d’un couple peu instruit. Mon grand-père exerçait le métier de charpentier, et avec son épouse et leur six enfants, il occupait un logement du quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Mes parents ont donc travaillé fort pour pour trouver un terrain d’entente entre leurs deux mondes. Tous deux avaient le désir d’échapper à leur milieu, d’élargir leurs horizons. Mais ce pari n’a pas tenu, et à dix ans, mes deux frères et moi étions enfants de divorcés. C’était encore une nouveauté, au début des années 1970, et j’ai passé tout mon secondaire à prétendre, même devant mes meilleures amies, que mon père devait vivre loin à cause de son travail. Mon adolescence fut une époque troublée, que j’ai évoquée dans mon roman Les amours fragiles.

Je m’évadais, entre autres, dans les livres, dans ces existences inventées qui me semblaient tellement plus pertinentes que la mienne. Je ne sais pas si cette fréquentation assidue des romans jeunesse aurait suffi à éveiller, en moi, le désir d’écrire. Compte davantage, sans doute, le fait que l’écriture était une pratique commune dans mon milieu. Mon grand-père était auteur, et fier de l’être. Sa fille était douée d’une remarquable aisance pour faire sonner la musique des mots. Elle a signé plusieurs recueils de poèmes, entre autres, et quand j’ai lu son journal de création, après sa mort, j’ai été frappée par la manière dont les phrases semblaient couler de source, pour former des agencements qui allaient de soi.

Quant à mon père, il a signé de nombreux textes pour la radio et la télévision, avant de se recycler dans l’enseignement. Pour tout dire, il m’était plus facile d’écrire que de parler – surtout que ma vitesse d’élocution décourageait mes auditeurs. J’ai pondu mes premiers romans d’aventure à l’âge de dix ans. Hélas, j’ai brûlé toutes ces premières œuvres. C’était une erreur, une errance de l’orgueil. Voici le temps du premier conseil de cette rubrique : vous, qui me lisez, confiez vos brouillons à des proches, plutôt que de les détruire. Aujourd’hui, j’aimerais bien m’amuser – et apprendre – de mes premiers pas.

Jusqu’au début de l’âge adulte, j’ai privilégié la communication écrite plutôt que verbale. Si j’ai pu améliorer mon style, je me privais de formidables contacts humains… Disons qu’il m’a fallu donner un coup de barre. L’époque de mes études universitaires fut beaucoup plus effervescente; j’ai découvert toutes sortes de choses en moi, dont une réserve quasi inépuisable d’indignation devant notre société de consommation à outrance. Quand même, je ne me privais pas d’écrire dans les pages de plusieurs journaux étudiants (Le Sablier, Continuum et Parenthèses) de l’Université de Montréal, où j’ai obtenu en 1984 un baccalauréat en histoire et en anthropologie.

Pourquoi l’histoire? C’est sans doute relié à ma quête personnelle de cette époque : pour comprendre qui j’étais, savoir d’où je venais. Le divorce de mes parents m’avait jetée dans un faisceau inextricable de relations humaines tarabiscotées – nouvelle conjointe de mon père, amants de ma mère – dans lequel j’étais comme dans l’œil du cyclone. Je me suis construite grâce à un retour aux sources de mon existence, grâce à un déblayage pour parvenir à l’essentiel. Tout naturellement, j’ai cru qu’il me serait possible de faire de même pour comprendre les maux dont notre monde est affligé, et qui, à l’époque, me préoccupaient grandement.

Je creuse le parcours de sociétés révolues, prodigues en enseignements de toutes sortes, mais j’ignore si je vais remporter ce pari. J’approfondis la nature humaine en fouillant maintes vies passées, ce qui me fait personnellement grandir, mais est-ce que je vais réussir à en extirper une leçon fondamentale sur la marche des civilisations, une recette qui assure le bonheur? Bien sûr, ce serait une vision trop simpliste. Néanmoins, je suis persuadée d’une chose : le mensonge est nocif. Dans la vie privée autant que publique, toute distorsion de la réalité, la plus minuscule contrefaçon de la vérité, sont à proscrire. Ils plongent les vivants dans une spirale de dissimulation, dans un enfer de distorsion du monde réel, qui sème la désolation.

À mon entrée dans le monde professionnel, j’ai poursuivi mes activités journalistiques au sein de plusieurs revues et journaux, en tant que collaboratrice ou rédactrice en chef (Magazine M, Liaison Saint-Louis, La Criée, Vélo Mag). En même temps, j’ai entrepris de partager mes découvertes en science historique. Tout d’abord, j’ai accepté la responsabilité de deux publications de vulgarisation historique pour le compte du Lieu historique national du Canal de Lachine, à Montréal, soit le journal mensuel L’Éclusier et la brochure De la vapeur au vélo : le guide du Canal de Lachine.

Concurremment, je m’offrais plusieurs voyages en Europe : de longs périples souvent en solitaire, sac au dos et pouce tendu, en France, en Grande-Bretagne, en Belgique et aux Pays-Bas particulièrement. Des pays où le choc culturel n’était pas si grand, mais qui m’ont quand même permis de tester mes limites! C’est au retour d’une de ces escapades que m’attendait un second choc émotif d’envergure, le premier étant le divorce de mes parents : la maladie, puis la mort de ma mère, en 1989, alors que j’avais 27 ans.

Le deuil de cette disparition s’est mué en besoin, en défi. Le besoin de connaître une femme qui gardait généralement son intimité fermée à clé; le défi de donner du sens à une existence, la sienne, dont les ressorts m’échappaient. Le défi d’expliciter ses choix de vie, et de colorer la nature de son amour envers nous, ses enfants. J’ai plongé dans ses archives personnelles, et j’ai l’impression que ce voyage m’a fait évoluer comme jamais. La découverte de ses doutes, de ses blessures, de son intense humanité, m’a fait comprendre à quel point un être ne peut donner que ce qu’il a reçu. J’ai senti se décupler en moi le goût de vivre!

Mais il restait une dernière strate – si dernière il y a – de mon histoire personnelle à débroussailler. Toute une strate, à vrai dire, pendant laquelle j’ai déterré de considérables squelettes! De « grand-bonbon », Gratien Gélinas devenait un artiste vieillissant que je craignais de voir disparaître, emportant avec lui les secrets de sa vie. Armée de mon magnétophone, je me suis mise à l’interroger et c’est ainsi que je me suis laissée, peu à peu, emporter par le projet stimulant d’écrire la première biographie complète à son sujet.

Dans La Ferveur et le Doute, j’ai déroulé le fil de sa vie selon les deux principales lignes de force de son tempérament : celles qui ont fait de lui un créateur fervent et acharné, mais perpétuellement miné par l’insécurité et le doute. Il s’agissait de montrer la vie d’un homme qui inventait une dramaturgie, mais pour qui la quête de reconnaissance a constitué le drame intime de sa vie, même si on lui a décerné de grands honneurs, même si le public en a fait son « enfant-chéri ». J’ai tenté de rendre justice autant à la fragilité de l’homme, qu’à la révolution qu’il a opérée dans l’imaginaire collectif canadien-français.

Les années 1994 à 1996 furent donc, pour moi, fertiles en naissances : non seulement les deux tomes de la biographie de mon grand-père, mais également mes deux aînés, Sarah et Antoine. Car j’avais enfin rencontré un homme dépareillé… Pour conclure cette vivante et remuante trilogie, j’ai mis au monde Étienne, et je leur ai consacré l’essentiel de mon temps pour le reste… du millénaire! À mesure que les années passaient, mon temps de travail grandissait au même rythme qu’eux, et je me suis remise à l’œuvre.

Après deux courtes biographies romancées, celles de Gratien Gélinas et de Justine Lacoste-Beaubien, j’ai tenté de fusionner à mon amour pour la photographie ma préoccupation majeure, celle de mettre les richesses et les enseignements du passé à la portée du grand public. Sollicitant nos sens et nos émotions, les vieilles photographies évoquent « l’ancien temps » de manière agréablement vivante et suscitent un éveil à la science historique comme peu d’ouvrages savants peuvent le faire.

Dans ce sillage, j’ai donc engendré trois livres. Le plus ancien, Quartiers ouvriers d’autrefois, 1850-1950, raconte en images l’industrialisation des villes de Sherbrooke, Québec et Montréal, passage tumultueux entre l’ancienne société agricole et le monde contemporain. L’idée des deux ouvrages suivants m’est venue au cours de mes recherches sur la place de la religion et le discours « sacré » dans l’histoire de notre province. J’ai d’abord réalisé qu’il était impossible de faire l’histoire des femmes tout en niant l’importance passée des religieuses, comme nous avons eu tendance à le faire depuis la fin de la « grande noirceur ». Femmes de lumière : Les religieuses québécoises avant la Révolution tranquille, est ma modeste tentative pour remettre ces images dans notre mémoire collective.

Dans cette même veine, j’ai voulu faire découvrir aux jeunes un Québec difficile pour eux à imaginer. Submergés par les valeurs morales de la toute puissante religion catholique romaine, les Canadiens français ont longtemps vécu sous un véritable régime de terreur fondé sur la peur du péché et de l’enfer. Avec la complicité du gouvernement civil, en s’appuyant sur une puissante imagerie et un cérémonial grandiose, la Hiérarchie ecclésiastique a régné sans partage sur les âmes pieuses de la province : c’est ce que dévoile Les années pieuses, 1860-1970.

Mais résonnait de nouveau en moi l’appel de la biographie, qui fournit un extraordinaire recul pour observer les actes humains. J’ai réalisé un jour que l’une des plus importantes féministes québécoises de tous les temps était honteusement ignorée, notamment parce que le récit de sa vie dormait encore dans de nombreuses boîtes de documents d’archives! J’ai donc sauté à pieds joints dans la recherche et la rédaction de ce qui est devenu une monumentale biographie, soit Marie Gérin-Lajoie : Conquérante de la liberté, paru en 2005.

Entre-temps, j’aspirais à retrouver une liberté créatrice quelque peu ensevelie sous des montagnes de documents et de notes… L’appel de la fiction murmurait en moi comme le ressac de la marée depuis ma prime jeunesse, mais surtout depuis qu’une de mes nouvelles se méritait en 1992 le grand prix du concours annuel du journal Voir (reprise dans l’ouvrage collectif Circonstances particulières). J’ai alors remis en chantier un huis clos, amorcé une quinzaine d’années d’auparavant, pendant lequel une jeune femme se rebelle devant les silences et les fuites de ses parents qui l’ont laissée grandir dans une grande solitude. C’est ainsi que s’est finalement achevé Les amours fragiles, paru en 2003.

Mon second roman, Le lutin dans la pomme, a pris racine quelques mois après les événements tragiques de septembre 2001, à New York. J’ai eu envie de raconter la guerre aux enfants et, en même temps, de leur faire ressentir le changement historique. J’ai incarné ces deux thèmes dans la destinée d’un lutin séparé de sa famille par la guerre et qui, devenu très âgé, demande à une fillette, Ernestine, de l’aider à la retrouver.

Tous ces livres étaient, en quelque sorte, les jalons d’un parcours qui, du moins est-ce mon impression, tendait vers le roman historique. Bien sûr, chacun de mes ouvrages a sa pertinence propre, et je suis très fière du travail accompli, sans lequel je ne serais pas où je suis. Mais sans que j’en aie conscience, chaque création me donnait des outils supplémentaires pour ciseler une histoire dans l’Histoire. Je ne m’en rendais pas compte, mais ce à quoi j’aspirais, c’était de redonner vie à un passé qui n’est guère révolu, car il s’agite toujours en nous, pour le meilleur et pour le pire, même à notre corps défendant.

Les sagas historiques figurent parmi mes lectures préférées, et je plaçais cet art d’écrire au faîte de mon panthéon personnel. Je fais allusion aux «vrais» romans historiques. À mon sens, bien des romans situés dans le passé n’en sont pas. Si l’arrière-fond est historique, si les personnages sont dotés de quelques mœurs anciennes, l’Histoire ne vit pas. Le portrait est incomplet; le passé sert surtout de toile de fond, de panorama pittoresque. J’ai pour mon dire que pour mériter le qualificatif de roman historique, il faut recréer un monde dans toute sa luxuriance, un monde dans lequel les lectrices et lecteurs s’immergent totalement.

Or, l’écriture romanesque avec l’Histoire comme personnage exige des compétences qui ne sont pas à la portée du premier venu. Déjà qu’écrire un roman touchant est loin d’être chose aisée… Mais en plus, il faut être habile en recherche, en synthèse et surtout en vulgarisation. Les auteurs qui m’ont séduit, en ce sens, sont Jean Auel et James Michener (États-Unis), Thyde Monnier, Henri Troyat et Robert Merle (France), Ken Follett (Angleterre), pour ne nommer qu’elles et eux. Je recherche également un réalisme poétique et sensible à la manière de John Steinbeck, de Gabrielle Roy, d’Émile Zola, de Charlotte Brontë…

Toujours est-il qu’un beau jour, un personnage féminin naissait en moi, celui d’une femme de tempérament, professionnellement ambitieuse, mais dont l’ardeur se frappait au mur des conventions sociales de son époque. J’avais, pour m’inspirer, l’exemple de la féministe Marie Gérin-Lajoie, dont je terminais la biographie. J’étais séduite par sa combativité, et souvent, je me demandais comment elle avait pu garder espoir malgré les ridicules préjugés sur l’intelligence et la valeur des femmes. J’ai eu envie de mettre une créature imaginaire à l’épreuve…

Dans Les accoucheuses, mon héroïne s’est dédoublée en même temps qu’elle endossait la vêture de sage-femme. Car le cœur de mon propos, c’était de mettre en scène une femme dotée d’un métier valorisé – une profession avant la lettre – qu’on lui disputerait farouchement. Alors que j’étais jeune adulte, ma sensibilité aux injustices sociales s’incarnait dans une remise en question de la consommation à outrance, de l’industrialisation et de la surmédicalisation de notre société. Le débat public faisait rage au Québec concernant l’intégration des sages-femmes dans le système public de santé et je vibrais d’indignation devant cette exclusion, selon moi une flagrante injustice… Dans ce terreau fertile, une graine avait germé.

Bien entendu, au moment où j’ai plongé dans l’écriture, beaucoup d’autres forces se sont mises en branle. Pour faire vivre Flavie, apprentie sage-femme, et sa mère, j’ai puisé dans toutes sortes d’aventures personnelles. Pour l’expérience de la maternité, j’ai fait de même… J’ai aussi tenté une re-création du Montréal du milieu du 19e siècle. Mon expérience de recherche en histoire, accouplée à celle de lectrice, me prouve que seule la pointe de l’iceberg a été mise au jour concernant le Québec d’antan. Une pointe, de surcroît, qui a trop longtemps été observée à travers les lunettes déformantes d’un présent parfois teinté de préjugés. Nos ancêtres sont diablement moins conformistes qu’on le croit généralement!

L’aventure des Accoucheuses s’est étendue sur trois tomes, où se déroule une âpre lutte entre sages-femmes et hommes de l’art, entre dames patronnesses et hommes en soutane. Mes héroïnes combattent également pour laisser s’épanouir leur riche et singulière personnalité… Des dizaines de milliers de lectrices ont été séduites, faisant de cette saga un succès de vente. Je les en remercie du fond du cœur, car cet encouragement me permet de poursuivre dans cette voie!

Pour la série de romans historiques sur laquelle je travaille actuellement, un phénomène identique à celui des Accoucheuses s’est produit. Je mettais la touche finale au dernier tome de la trilogie, lorsqu’un personnage s’est présenté à moi. La personnalité de cette femme était déjà clairement ébauchée. S’ouvrait devant elle un cheminement émotif et relationnel que moi-même, à une certaine époque, j’ai expérimenté… Une découverte fortuite m’a permis de l’ancrer dans l’époque des patriotes du Bas-Canada, pour laquelle ma curiosité atteignait son point culminant.

En faisant des lectures sur cette période, je suis tombée sur un fait éloquent. Le village de Saint-Denis-sur-Richelieu, où a eu lieu la première bataille, en 1837, abritait le groupe le plus imposant d’artisans potiers du pays. Il se trouve qu’à un certain moment de ma vie, j’ai travaillé assidûment la glaise… Il n’en fallait pas davantage pour stimuler mon imagination, et pour me propulser dans une recherche approfondie. Ma décision s’est prise dès que mon intuition s’est vue confirmée. Notre connaissance collective de ces quelques décennies capitales de notre histoire fait pitié, d’autant plus que bien des historiens en ont donné un compte-rendu souvent tronqué.

La fabuleuse aventure des patriotes méritait d’être contée dans une fresque romanesque. Celle-ci se décline en deux cycles : Le pays insoumis (tome 1 : Les chevaliers de la croix et tome 2 : Rue du Sang) et ensuite Les tuques bleues (tome 1 : Le charivari de la liberté et tome 2 : Le règne de la canaille). Cette fois-ci, pour forger des destinées, je n’ai pas eu tant besoin de puiser à ma propre expérience de vie. Je me suis davantage effacée, afin de restituer les centaines de gens de cette époque, émouvants et colorés, que j’ai croisés dans mes recherches. L’un de mes principaux défis a été de coller de très près à la réalité historique, une réalité qu’il m’a fallu débusquer puisque les historiens fondateurs du récit des Rébellions ont cru bon « taire le vrai », comme a dit très justement Louis-Joseph Papineau.