Les accoucheuses
-1: La fierté -
-2: La révolte -
-3: La déroute -

Histoire inédite des Patriotes

Le pays insoumis

Les tuques bleues

Autres roman et nouvelles

Gratien Gélinas

Marie Gérin-Lajoie

Études historiques

 

À lire:
Jasettes archivées

 

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Le pays insoumis : Les chevaliers de la croix (tome 1). Montréal, vlb éditeur, 2011.

Le pays insoumis : Rue du Sang (tome 2). Montréal, vlb éditeur, 2012.
 

 

Que justice soit rendue ! À travers le Bas-Canada tout entier, la colère gronde. Les sorcières de l’oppression dansent la sarabande autour des enfants du sol. À un régime si corrompu, Vitaline Dudevoir et son frère Gilbert, issus d’une famille d’artisans du bourg prospère de Saint-Denis, opposent un esprit fondeur et un cœur insoumis. La première développe une passion pour le métier de son père, celui de maître-potier. Le second aspire à devenir un lettré, un de ceux qui combattent avec les mots.

Tous deux prennent conscience du péril qui menace leur bonheur de vivre, celui d’être condamnés à l’exil en leur propre pays. Car une caste d’hommes cupides procède au pillage en douce de la Province of Quebec. Comme partout ailleurs en cette année 1827, l’alarme résonne dans le village situé aux abords de la rivière Chambly. Pas question de servir de repas à une coterie de « mange-canayens » ! Dénonciations, assemblées et pétitions mobilisent toute la contrée.

S’acheminant vers l’âge adulte, Gilbert et sa sœur font leur éducation sentimentale. Tandis que de douloureux secrets de famille sont mis au jour, tous deux plongent dans l’ivresse amoureuse. Ils apprennent à vivre, à aimer… et à protester ! Les deux jeunes gens embrassent l’idéal de liberté qui anime leurs semblables et s’investissent dans la lutte patriote qui s’intensifie, afin de bouter hors de la province une oligarchie de profiteurs. Refusant de perdre les privilèges à la source de leur opulence, ces derniers n’hésitent pas à faire jouer les rouages d’une impitoyable mécanique de répression. En mai 1832, coule le sang d’innocents Canadiens.

 

Le pays insoumis, qui comprend Les chevaliers de la croix et Rue du Sang, constitue le premier cycle d’une fresque romanesque patriote. Le second cycle, soit Les tuques bleues, comprend Le charivari de la liberté et Le règne de la canaille. Les deux cycles peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre, même si le second constitue la suite du premier, avec la même galerie de personnages et un récit qui poursuit son cours.

 

Sources documentaires

J’ai amorcé la recherche avec un classique concernant les patriotes bas-canadiens : Histoire des Patriotes, de Gérard Filteau, source fiable concernant la genèse de la crise, mais beaucoup moins sur le point d’orgue de cette période, les « Rébellions » de 1837 et 1838. Par ailleurs, Filteau critique l’anticléricalisme patriote et justifie l’intransigeance du haut-clergé, à l’instar de ses principaux confrères, catholiques bien-pensants. Heureusement, les générations suivantes de chercheurs ont abandonné cette déférence servile. De Jean-Paul Bernard à Gilles Laporte, de Jacques Lacoursière à Allan Greer, de nombreuses et passionnantes études viennent maintenant enrichir le portrait d’une génération sacrifiée.

Grâce à d’autres historiens (Pierre Tousignant, Jean-Pierre Wallot, Donald Fyson, Jean-Paul de Lagrave, Louis-Georges Harvey, Gilles Gallichan, Yvan Lamonde), l’histoire du Bas-Canada après la Conquête n’est plus une terra incognita. Les habitants du Québec cultivaient un idéal d’ouverture sur le monde, de démocratie et de respect. Loin de se replier sur un passé chimérique, ils ont voulu voguer vers l’avenir et ses promesses de liberté. Loin d’être méfiants envers les autres races et cultures, les « enfants du sol » ont accueilli les immigrants de bonne grâce, du moins tant que ces nouveaux venus démontraient un minimum de respect envers les valeurs qu’ils chérissaient.

Dès le départ, j’avais pris un parti-pris, celui de donner la part belle à ce que les patriotes eux-mêmes avaient écrit sur leur époque. Je savais déjà que ces hommes – et quelques femmes – avaient été prolifiques en récits, pamphlets, articles de journaux ou échange de correspondance. Pourtant, j’avais l’impression que leur vision de la réalité avait été négligée par l’historiographie, du moins pendant le siècle ayant suivi la décennie 1830. Je me suis donc plongée dans les milliers de pages signées par Louis-Joseph Papineau, son épouse Julie Bruneau et son fils Amédée ; par Pierre du Calvet, Denis-Benjamin Viger, Wolfred Nelson, Jacques Labrie, Jean-Joseph Girouard et Romuald Trudeau ; par Jean-Philippe Boucher-Belleville, Siméon Marchesseault, Théophile Bruneau, John Arthur Roebuck et j’en passe…

Parallèlement, l’actualité de l’époque laissait apercevoir un chapelet de méfaits, et même de crimes, commis par les favoris du pouvoir. Je n’ai pas mis longtemps à piaffer d’impatience devant la pauvreté des sources à l’égard de ceux qui s’opposaient obstinément à la volonté de la majorité en Chambre d’Assemblée et des électeurs qui la soutenaient. Négligé par l’historiographie, cet aspect de la situation a été abordé par Frank Murray Greenwood, dans Legacies of Fear. Je touchais du doigt une réalité insoupçonnée, celle de l’arrogance et de la violence de la caste des favoris du pouvoir, tories xénophobes qui se croyaient tout permis.

Donc, j’ai creusé l’action des puissants et des principaux lieux de pouvoir : Conseils législatifs et exécutif, Clique du Château, assemblées de juges de paix, Constitutional Associations, bureaux de police et quartier-général de l’armée britannique. Le courant souterrain qui inonde la période, qui explique un conflit qui s’étale sur des dizaines d’années, c’est l’attitude des conquérants envers les conquis. Une clique arrogante cultivait la méfiance et les préjugés de race, ce qui explique le climat, puis les actes, qui ont mené à la répression armée. Bien peu d’historiens ont pris la peine d’expliquer que si les députés étaient en guerre contre le pouvoir exécutif de la colonie, c'est-à-dire ceux que le gouverneur nommait comme faisant partie de ses Conseils exécutif et législatif, c’était sous l’influence d’une indignation légitime contre les menées despotiques de ceux qui se croyaient nés pour régner.

L’histoire des patriotes du Bas-Canada est celle d’une résistance, comme l’a si bien écrit Louis-Joseph Papineau, à des provocations réitérées afin de museler une génération d’amants de la démocratie et de la liberté, puis la réduire à l’impuissance, pour de bon, par la force des armes. L’histoire d’un équilibre difficile entre la liberté individuelle et les besoins de la collectivité, entre le respect d’autrui et la raison d’État. Le combat s’élève bien au-dessus des votes budgétaires et des débats sur les projets de loi, pour rejoindre celui qui touche aux valeurs de base des sociétés humaines ; celui d’une lutte séculaire, du moins dans le monde occidental, pour protéger le citoyen contre les excès des régnants qui se croient souvent tout permis.

Nul historien dit généraliste n’avait pris la peine, il m’a semblé, d’expliquer soigneusement la nature de la guerre entre les députés en Chambre d’Assemblée et le pouvoir exécutif de la colonie. Non seulement cette guerre sous-tend l’ensemble de la période, mais ses péripéties expliquent nombre de faits et gestes. Je me suis astreinte à lire une bonne partie de la documentation considérable produite par les députés en Chambre d’Assemblée, comme j’ai lu les commentaires éditoriaux de l’époque et de nombreuses correspondances s’y rattachant.

Le règne du gouverneur Dalhousie, qui amorce Le Pays insoumis, a constitué une excellente école du despotisme pour les patriotes. Il m’a fallu la reconstituer grâce à un retour aux sources primaires. Plusieurs publications de la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada, notamment les rapports des Comités des griefs, sont une mine de renseignements. En outre, quelques mémoires et thèses m’ont été très précieux, surtout celles d’André Lefort, Les deux missions de Denis-Benjamin Viger en Angleterre, en 1828 et de 1831 à 1834, et de Steven Watt, Duty Bound and Every Praying.

J’ai fait de patientes recherches sur le climat social de l’époque, sur les mœurs et coutumes, sur l’histoire culturelle au sens large. Concernant la pratique de la poterie, une recherche pionnière a entrouvert plusieurs portes : Les maîtres-potiers du bourg Saint-Denis, 1785-1888, de Michel Gaumond. D’autres ouvrages m’ont servi, en particulier L’exercice du métier de potier par les Dions de l’Ancienne-Lorette, de Christine Godin ; Nineteenth-Century Pottery and Porcelain in Canada, d’Elizabeth Collard ; Les artisans de Saint-Denis sur Richelieu au tournant du XIXe siècle, de Sophie Toupin. Plusieurs mémorialistes m’ont été précieux, particulièrement Maîtres artisans de chez-nous, de Marius Barbeau ; Mémoires intimes, de Louis Fréchette ; Le bon vieux temps, d’Hector Berthelot ; ainsi que plusieurs articles d’Édouard-Zotique Massicotte. Enfin, certains aspects particuliers de la pratique du métier par les femmes ont été traités par Moira Vincentelli dans Gendered Vessels : Women and Ceramics, ainsi que dans Women Potters : Transforming Tradition.

Pour retrouver la manière de vivre, autant matérielle qu’occupationnelle, les ouvrages de Jeanne Pomerleau et de Jean Provencher m’ont été très utiles. J’ai également puisé aux recherches ethnographiques ou anthropologiques, qui traitaient autant du Québec que de la France et des États-Unis. Pour reconstituer la scène de la veille de la Toussaint, je me suis fiée pour une bonne part à Alain Corbin et à son ouvrage Les cloches de la terre : Paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au 19e siècle.

Les dynamiques régionales, en particulier celle de la rivière Richelieu, m’importaient également. De nombreuses monographies, certaines assez anciennes, m’ont servies de guide pour découvrir Saint-Denis, tout d’abord : Histoire de la paroisse de Saint-Denis-sur-Richelieu, de J.-B. Allaire, 1905 ; Saint-Denis-sur-Richelieu 1740-1990, collectif, 1989. J’ai également consulté Saint-Charles-sur-Richelieu 1695-1995, collectif, 1995, ainsi que les monographies concernant Saint-Antoine, Sorel, Saint-Ours, Chambly, et dans une moindre mesure, Saint-Mathias, Saint-Hyacinthe et Saint-Jean. L’histoire régionale a été bien couverte dans Histoire du Richelieu-Yamaska-Rive-Sud, comme dans maints articles et monographies, ainsi que des études en géographie historique ou en histoire économique locale.

Je devais également recréer le quotidien d’un collège tenu par les Sulpiciens de Montréal. Olivier Maurault a écrit Le Collège de Montréal, une chronique édifiante et assez minutieuse de cette institution ; Amédée Papineau, qui l’a fréquentée, raconte certains faits saillants. J’ai complété avec des documents trouvés dans les archives des Sulpiciens (Univers culturel de Saint-Sulpice), et en particulier dans le Fonds du Collège de Montréal : Notes historiques de Pierre Rousseau ; Prospectus de l’éducation que reçoivent les jeunes gens au Petit Séminaire de Montréal ; Mémoires de Zéphirin Delinelle.

Mon intérêt s’est élargi aux liens des Sulpiciens avec la société civile. J’étais frappée par la place qu’occupaient quelques-uns d’entre eux dans les hautes sphères du pouvoir, ainsi que par leur arrogance dans leurs rapports avec les Canadiens. Les études de Deslandres, Dickinson et Hubert, Les Sulpiciens de Montréal : Une histoire de pouvoir et de discrétion, 1657-2007, et de Lucien Lemieux, L’établissement de la première province ecclésiastique au Canada, 1783-1844, m’ont permis de donner à l’érection de la nouvelle église Notre-Dame, qui occupe quelques scènes du livre, une portée emblématique. J’ai pu documenter cet aspect grâce à L’église Notre-Dame de Montréal, de Frank Toker, et au texte de Raymond Montpetit intitulé « La construction de l’église Notre-Dame : quelques pistes pour une interprétation socio-historique » dans l’ouvrage collectif Montréal au 19e siècle.

Rue du Sang, second tome du cycle Le pays insoumis, fait la lumière sur une terrifiante menterie de l’Histoire, soit la prétendue émeute électorale de Montréal-Ouest. Les patriotes faisaient référence à l’épisode avec un ressentiment palpable. Jusqu’à une époque récente, aucun historien n’avait pris soin de le documenter avec minutie, se contenant de reprendre l’interprétation dominante de l’époque : s’il y a eu du sang répandu en mai 1832, c’est la faute des Canadiens qui ont fomenté une émeute.

En mai 1832, ceux qui ont ordonné que le sang soit répandu ont soigneusement caché leur crime. Ils ont prétendu, comme c’était monnaie courante alors, que c’étaient eux-mêmes qui étaient en butte aux persécutions et au racisme de la part du peuple canadien. La Rue du Sang constitue un tournant capital dans les affaires publiques du Bas-Canada. Quiconque ignore le déroulement des événements, et leur impact formidable sur la population assoiffée de liberté, est incapable d’évaluer la suite des choses à sa juste mesure.

Par chance, j’ai pu compter sur la toute première étude consacrée à ce moment crucial de notre histoire : The Riot That Never Was, du Québécois d’adoption James Jackson (traduit sous le titre : L’émeute inventée). Lorsque je me suis livrée à une fouille archéologique par documents interposés, j’ai fait mienne la conclusion de M. Jackson. La joute électorale a laissé des traces abondantes dans les archives. La principale est contenue dans les Journaux de la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada de 1832-1833 et 1833-1834 : il s’agit des minutes de la Grande Enquête, avec le verbatim des témoignages, programmée pour faire la lumière sur l’épisode. Ce millier de pages constituant une plongée dans l’univers de l’époque, j’y ai glané d’amples renseignements sociologiques. (Appendice du XLIIe volume des Journaux de la Chambre d’Assemblée de la province du Bas-Canada et Appendice du XLIIIe volume des Journaux de la Chambre d’Assemblée de la province du Bas-Canada. Témoignages et documents ont été réunis dans Enquête devant la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada sur les événements du 21 mai 1832, à Montréal.)

J’ai complété la recherche au moyen de multiples sources secondaires. Louis-Joseph Papineau et Denis-Benjamin Viger ont laissé des dizaines de pages d’archives ; plusieurs autres – Julie Bruneau et son frère Théophile, Romuald Trudeau, Wolfred Nelson – y font allusion dans leur correspondance. Les journaux de l’époque, en particulier La Minerve, ont constitué une source d’information inestimable. L’enquête sur la Rue du Sang qui m’a permis de vérifier la validité des reportages imprimés par les journaux d’allégeance patriote. Par contre, s’il y a une presse dont il faut se méfier, c’est celle à la solde de la caste au pouvoir : Montreal Gazette, Montreal Herald, Québec Gazette, Quebec Mercury

Plusieurs contemporains de l’époque se sont donné la peine de publier des analyses sociologiques et historiques. Amury Girod, Suisse d’origine, a commis le monumental Notes diverses sur le Bas-Canada, duquel maints renseignements peuvent être tirés. M’ont également été précieux pour éclairer certains aspects de l’événementiel : la correspondance reçue par l’éditeur de La Minerve, Ludger Duvernay (ANQ, Centre d’histoire de Montréal, P680) ; le journal de Lady Aylmer (ANQ, Centre d’archives de Québec, numérisé) ; Mes Tablettes signées Romuald Trudeau (ANQ, Centre d’archives de Montréal).

Pour reconstituer le milieu des entreprises de presse, deux recherches universitaires m’ont éclairée : Céline Bouchard, Un journal en milieu rural : L’Écho du pays Saint-Charles/Village Debartzch, 1833-1836 ; Jean-Marie Lebel, Ludger Duvernay et La Minerve, étude d'une entreprise de presse montréalaise de la première moitié du 19e siècle). La thèse de Mary Anne Poutaten (‘To Indulge Their Carnal Appetites’ : Prostitution in Early Nineteenth-Century Montreal, 1810-1842) s’est avérée une mine d’or pour la romancière en moi, m’offrant suffisamment de données crédibles pour faire pénétrer mes personnages dans le monde interlope.

Le passage dévastateur du choléra en 1832 a été documenté par plusieurs historiens. Je me suis fiée à Geoffrey Bilson, A Darkened House : Cholera in Nineteenth-Century Canada ; Walter Sendzik, The 1832 Montreal Cholera Epidemic : A Study in State Formation ; Louise Dechêne et Jean-Claude Robert, « Le choléra de 1832 dans le Bas-Canada : mesure des inégalités devant la mort » (dans Hubert Cha

Que justice soit rendue ! À travers le Bas-Canada tout entier, la colère gronde. Les sorcières de l’oppression dansent la sarabande autour des enfants du sol. À un régime si corrompu, Vitaline Dudevoir et son frère Gilbert, issus d’une famille d’artisans du bourg prospère de Saint-Denis, opposent un esprit fondeur et un cœur insoumis. La première développe une passion pour le métier de son père, celui de maître-potier. Le second aspire à devenir un lettré, un de ceux qui combattent avec les mots.

Tous deux prennent conscience du péril qui menace leur bonheur de vivre, celui d’être condamnés à l’exil en leur propre pays. Car une caste d’hommes cupides procède au pillage en douce de la Province of Quebec. Comme partout ailleurs en cette année 1827, l’alarme résonne dans le village situé aux abords de la rivière Chambly. Pas question de servir de repas à une coterie de « mange-canayens » ! Dénonciations, assemblées et pétitions mobilisent toute la contrée.

S’acheminant vers l’âge adulte, Gilbert et sa sœur font leur éducation sentimentale. Tandis que de douloureux secrets de famille sont mis au jour, tous deux plongent dans l’ivresse amoureuse. Ils apprennent à vivre, à aimer… et à protester ! Les deux jeunes gens embrassent l’idéal de liberté qui anime leurs semblables et s’investissent dans la lutte patriote qui s’intensifie, afin de bouter hors de la province une oligarchie de profiteurs. Refusant de perdre les privilèges à la source de leur opulence, ces derniers n’hésitent pas à faire jouer les rouages d’une impitoyable mécanique de répression. En mai 1832, coule le sang d’innocents Canadiens.

 

Le pays insoumis, qui comprend Les chevaliers de la croix et Rue du Sang, constitue le premier cycle d’une fresque romanesque patriote. Le second cycle, soit Les tuques bleues, comprend Le charivari de la liberté et Le règne de la canaille. Les deux cycles peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre, même si le second constitue la suite du premier, avec la même galerie de personnages et un récit qui poursuit son cours.